Glögg suédois

1 janvier 2011

Autrefois une certaine entreprise suédoise de grande distribution offrait à ses clients du glögg – un cousin du vin chaud français – pendant la période des fêtes de fin d’année.

Hélas, cette tradition chaleureuse est tombée en désuétude et il faut désormais acheter son glögg en bouteille dans la boutique alimentation de la marque. Le breuvage ayant perdu une grande partie de son charme en devenant payant, j’ai appris à le préparer moi-même.

Pour démarrer 2011 sur une note festive (et clôturer cette mini-série sur la cuisine nordique), je vous présente une version originale, dans laquelle la bière remplace le vin rouge. J’ai trouvé la recette sur le blog de Cecilia. Ne manquez pas d’y faire un tour : vous tomberez en admiration gourmande devant ses photos de cupcakes !

Buckler

 
 

La base de la recette est ce que les Suédois appellent "bière légère". Celle-ci correspondrait plutôt à notre "bière sans alcool", qui peut légalement en contenir jusqu’à 1,2 %.

 
 

Pour environ 5 litres de glögg (7 bouteilles à 75 cl)

6 litres de bière sans alcool (Buckler ou Tourtel)
400 g de pommes de terre, en tranches fines
60 g de levure instantanée
15 g de clous de girofle
25 g de cardamome
5 cm de gingembre frais, écrasé
4 bâtons de cannelle
250 g de raisins secs
250 g d’abricots secs
2,5 kg de sucre de canne blond
L’écorce d’une grosse orange

Glögg ingrédients

Mettez tous les ingrédients dans un grand récipient de qualité alimentaire et mélangez bien.

Glögg j1

Posez un couvercle en biais ou couvrez le récipient de film étirable dans lequel vous percerez plusieurs trous (pour que les gaz carboniques puissent s’échapper). Après trois jours, le sucre et la levure ont conjugué leurs talents pour remettre de l’alcool dans la bière…

Glögg j4

Glögg comp1

Quand les bulles retombent et le glögg retrouve un aspect plus terne, laissez-le macérer de trois à six semaines à température ambiante avant de le filtrer et mettre en bouteilles.

Au moment de servir, faites chauffer du glögg sur feu doux et versez-le dans de petits verres résistants à la chaleur. Mettez quelques amandes, noisettes et/ou raisins secs dans chaque verre. Il est sucré, parfumé, réconfortant, et plus ou moins alcoolisé selon qu’on le sert dès qu’il commence à frémir ou qu’on le laisse mijoter à petits bouillons pendant quelques minutes.

A partager, à offrir… ou à conserver jusqu’à la prochaine fête.

 

Je vous souhaite une excellente année, pétrie de sérénité et pimentée de succulents repas et d’autres joies diverses.

Tuiles norvégiennes (Kniplingskaker)

29 décembre 2010

Kniplings comp

La version originale de cette recette, découpée des pages cuisine de The Observer, a langui dans un de mes classeurs depuis les années 80.

Cela veut dire qu’il y a de l’espoir pour toutes les autres, conservées sous forme de coupures, de pages imprimées des blogs ou de fichiers informatiques ? Je crains que non : un tri sérieux commence à s’imposer et la plupart de ces recettes vont bientôt prendre le chemin du compost ou de l’icône poubelle au coin de l’écran, selon le cas.

Ces tuiles sortent du lot. Croquantes et aériennes, elles font de l’effet à l’heure du thé mais ne sont pas difficiles à réaliser. On peut même sauter l’étape du rouleau à pâtisserie et les laisser plates ; elles seront tout aussi jolies.

Pour une douzaine de tuiles

2 c à s de lait végétal
½ c à c de vinaigre de cidre
2 c à s d’huile d’arachide
2 c à s de purée de cajou ou d’amande blanche
70 g de petits flocons d’avoine
100 g de sucre de canne
1 c à c de farine
1 c à c de sels d’ammonium ou de bicarbonate de soude

Mélangez le lait et le vinaigre dans une coupelle et mettez de côté.

Préchauffez le four à 180°C (Th 4). Garnissez une plaque allant au four de papier sulfurisé. Huilez légèrement un rouleau à pâtisserie.

Sur feu très doux, chauffez l’huile et la purée dans une casserole anti-adhérente, en tournant avec une cuillère en bois jusqu’à obtenir une masse homogène. Ajoutez les flocons d’avoine, suivis du sucre et du lait (qui aura caillé un peu) et laissez fondre le tout.

Hors du feu, incorporez la farine et les sels d’ammonium ou le bicarbonate. Le mélange va tout de suite mousser.

Sans tarder, déposez six bonnes cuillerées à café sur la plaque, bien espacées, et enfournez 6-8 minutes. Surveillez-les : la pâte va s’étaler en faisant plein de petites bulles. Dès que les tuiles prennent un peu de couleur, sortez la plaque du four et laissez refroidir 1 minute. Décollez les tuiles avec une spatule en métal et mettez-les sur le rouleau à pâtisserie, en les pliant doucement pour qu’elles en prennent la forme.

Préparez tout de suite une nouvelle fournée. Les tuiles sur le rouleau auront refroidi quand les suivantes seront prêtes.

Sablés finlandais aux épices

23 décembre 2010

La liste des symboles nationaux est longue : des armoiries et drapeaux aux fleurs et animaux. Mais que je sache, la Finlande est le seul pays à se vanter d’une forme nationale.

Vase_aaltoCertes, son statut n’a rien d’officiel ; n’empêche qu’en Finlande elle est devenue une icône du design et on la voit partout. Selon ses créateurs, Alvar Aalto et son épouse Aino Marsio, qui l’ont conçue comme vase, c’est le costume traditionnel des femmes Samies qui l’a inspirée. Ses sinuosités font penser aussi aux innombrables lacs de Finlande.

Il y a quelques années, dans un grand magasin de Helsinki, je l’ai retrouvée sous forme d’emporte-pièce et celui-ci s’est imposé tout naturellement pour découper ces sablés aux saveurs des pays du Grand Nord.

C’est le fenouil qui, à mon avis, contribue le parfum le plus typique de ces pays. En plus, il coupe agréablement la douceur de l’ensemble. On pourrait aussi incorporer d’autres épices, comme la cardamome ou le piment de la Jamaïque.

Ultime touche nordique : j’ai utilisé comme agent levant les sels d’ammonium que Virginie m’a offerts au Paris Vegan Day. Une réussite : les sablés gonflent admirablement bien et l’on remarque à peine la légère odeur d’ammoniac qui se dégage du four pendant la cuisson.

Sablés_fin2

Pour une vingtaine de sablés

100 g de sucre de canne
1 c à s de vinaigre de cidre
1 c à s de mélasse ou de sirop d’agave
70 g de purée d’amande ou de cajou
4 c à s d’huile neutre (arachide, sésame…)
2 c à s de lait végétal

120 g de farine T80
70 g de poudre d’amande
Une pincée de sel
1 c à c de fenouil moulu
1 c à c de cannelle moulue
1 c à c de gingembre moulu
1 c à c de sels d’ammonium ou de bicarbonate de soude

Dans un saladier, mélangez bien le sucre, le vinaigre, la mélasse (ou le sirop d’agave), la purée, l’huile et le lait végétal. Un mixeur plongeant rend ce travail plus facile, surtout si vous souhaitez multiplier les quantités.

Préchauffez le four à 180°C (Th 4). Garnissez une plaque avec du papier sulfurisé.

Dans un deuxième saladier, mélangez les autres ingrédients. Puis incorporez-les aux ingrédients humides et pétrissez juste assez pour obtenir une pâte souple et lisse. Etalez-la (sans rajouter de farine) et découpez vos sablés avec l’emporte-pièce de votre choix – toutes les fantaisies saisonnières étant permises ! Ensuite on peut bien sûr étaler de nouveau les morceaux de pâte qui restent.

Enfournez les sablés pendant une dizaine de minutes.

Shapes 3

Mélasse de raisin

19 décembre 2010

C’était il n’y a pas si longtemps…

Raisins

… que je cherchais un moyen d’utiliser tous ces raisins. C’est sur le blog Taste of Beirut que j’avais entendu parler de mélasse de raisin pour la première fois, et c’est Vita de Cretan Gastronomy qui m’a donné la recette.

Comme le reste de son blog, la recette de Vita était en grec, langue que je ne maîtrise nullement, mais ce n’est pas une barrière bêtement linguistique qui arrête la blogueuse moderne… Avec les conseils de Vita (en anglais) et un petit coup de Google Translate, j’ai compris comment procéder.

Un mot, cependant, a fait planer des doutes sur la fiabilité de la traduction : fallait-il vraiment ajouter une cuillerée à soupe de cendres au jus de raisins… ? Vita m’a rassurée qu’il s’agissait bien de cendres de bois, qui servent à clarifier le jus sans avoir recours à l’utilisation classique de coquilles d’oeuf.

Jus de raisins 3

On commence donc par extraire le jus de 2 kg de raisins. Pour cela, j’ai utilisé la centrifugeuse (un extracteur de jus type broyeur ne convient pas car les pépins écrasés rendraient le jus trop gluant). On met le jus dans une casserole avec les cendres, que j’ai soigneusement prélevés à notre poêle à bois. Puis on porte le tout à ébullition, en écumant bien car il y a pas mal de mousse qui remonte à la surface.

Jus + cendres

On laisse reposer 24 heures, puis on fait passer le jus par un filtre à café, en laissant le dépôt au fond de la casserole. Il m’est resté un peu plus qu’un litre de jus. Ensuite on le verse dans une casserole propre et on laisse réduire à feu doux jusqu’à obtenir un sirop un peu épais (environ 200 ml).

Et voilà : une mélasse sans sucre ajouté mais qui retient le fer et le potassium présents dans les raisins et qui se conserve bien au réfrigérateur pour parfumer yaourts et boissons ou pour remplacer le sucre dans la pâtisserie. L’année prochaine j’en ferai plus !

Mélasse

La Cuillère d’Or, version végétale :
Tarte aux pois chiches et aux olives

9 décembre 2010

Tarte concours 1

Cette recette était conçue pour La Cuillère d’Or, un concours réservé aux femmes qui a pris comme thème le respect du développement durable.

En attendant de savoir si une végéta*ienne se cache parmi les noms des finalistes, annoncés aujourd’hui, je vous invite à découvrir également les participations de Sandrine, Mlle Pigut, Mamapasta et BiÔna.

Pour moi, un plat ayant un faible impact sur l’environnement doit être bio, de saison, et incorporer des ingrédients qui n’ont pas parcouru de grandes distances avant d’arriver dans notre assiette. Et il va sans dire que l’utilisation de chair animale, dont la production exige énormément d’eau, d’engrais et de surfaces agricoles, est exclue !

Les pois chiches s’inscrivent bien dans le respect de ces critères. Faciles à cultiver en France, ils sont peu chers et se conservent sans problème. Comme toutes les légumineuses, ils constituent une excellente source de protéines végétales, de vitamines et de minéraux.

Dans cette recette, leur saveur est soulignée par une pâte d’olives noires. J’ai utilisé celle de la marque Dinamis, achetée à mon biocoop (comme tous les ingrédients, d’ailleurs). Mais si vous trouvez près de chez vous de bonnes olives de Nyons (j’ai passé quatre ans près de cette ville et j’ai toujours la nostalgie des olives, qui ne supportent pas bien de voyager), je ne peux que vous inciter à les utiliser.

Tarte aux pois chiches et aux olives
(pour 6 personnes)

Pour l’appareil :

200 g de pois chiches
2 belles gousses d’ail
2 tranches de gingembre frais
3 clous de girofle
10 grains de poivre
Un bâton de cannelle
Une feuille de laurier
½ c à c de sel
1 c à s d’huile d’olive
1 c à s de purée de tomate
1 c à s de lait végétal
120 g de pâte d’olives noires
2 tomates allongées

Pour la pâte à tarte :

150 g de farine T80
Une pincée de sel
½ c à c de poudre à lever sans phosphates
4 c à s de purée d’amandes blanches
5 c à s d’eau fraîche

Lavez les pois chiches et laissez-les tremper toute une nuit dans de l’eau. Egouttez-les et mettez-les dans une casserole avec suffisamment d’eau pour les couvrir de 2 cm. Ajoutez l’ail, le gingembre, le girofle, le poivre, la cannelle et la feuille de laurier. Portez à ébullition et laissez mijoter à feu doux pendant 1-1½ heures, ou jusqu’à ce que les pois chiches soient cuits. Enlevez la feuille de laurier et la cannelle, égouttez (en conservant l’eau de cuisson pour faire de la soupe) et laissez refroidir.

Faites la pâte à tarte en mélangeant dans un saladier la farine, le sel et la poudre à lever. Ajoutez la purée d’amandes et travaillez avec les bouts des doigts afin d’obtenir un sable homogène. Ajoutez les 5 c à s d’eau ou juste ce qu’il faut pour former une boule. Enveloppez la pâte dans du film alimentaire et laissez reposer à température ambiante pendant au moins une heure.

Pelez les tomates en les plongeant dans de l’eau bouillante pendant une minute. Tranchez-les dans le sens de la largeur. Réservez les plus belles tranches pour décorer la tarte, et les bouts pour la pâte à pois chiches.

Mixez les pois chiches avec le sel, l’huile d’olive, la purée de tomate, le lait végétal et les bouts de tomates.

Préchauffez le four à 200°C (Th 6). Etalez la pâte et garnissez-en un moule à tarte anti-adhérent de 24 cm de diamètre. Piquez le fond avec une fourchette, enfournez et faites cuire pendant 10 minutes.

Sortez le moule du four, laissez refroidir quelques minutes, puis étalez la pâte d’olives sur le fond. Par-dessus, étalez la pâte de pois chiches. Décorez avec les tranches de tomates et remettez la tarte au four pendant 30 minutes.

J’ai proposé de servir cette tarte avec les deux garnitures suivantes :

Brocolis aux deux sésames

500 g de brocolis
1 c à s d’huile d’olive
½ c à c de graines de sésame blond
½ c à c de graines de sésame noir
Fleur de sel

Faites cuire les brocolis à la vapeur pendant environ 10 minutes, jusqu’à ce qu’ils deviennent tendres mais restent encore un peu croquants. Faites chauffer l’huile dans une petite poêle. Ajoutez les graines de sésame. Dès qu’elles commencent à crépiter, versez le contenu de la poêle sur les brocolis et saupoudrez d’un peu de fleur de sel.

Petite salade de crudités

Une vingtaine de radis roses
Une petite pomme (environ 80 g)
Quelques brins de persil plat
Le jus d’un demi-citron vert
Poivre du moulin

Lavez les radis et enlevez les tiges et les racines. Coupez chaque radis en trois ou quatre. Pelez et épépinez la pomme et coupez-la en dés. Lavez le persil et hachez-le grossièrement. Mélangez le tout dans un petit bol et assaisonnez du jus de citron vert, suivi de quelques tours du moulin à poivre.

Pâtes aux brocolis et au faux pepperoni

2 décembre 2010

Un de mes multiples achats au Paris Vegan Day était un paquet de galettes "Vegi-Schnitzel au Paprika", un produit à base de protéines de blé de la marque suisse Vegusto.

D’habitude, ces simili-carnés me laissent plutôt froide mais les petits dés proposés à la dégustation avaient vraiment quelquechose – peut-être le souvenir lointain d’une pizza au pepperoni dégustée entre collègues un soir de bouclage.

En tout cas, pendant que la neige tombait dehors cette semaine j’ai pris un de mes deux Vegi-Schnitzel pour donner du piquant à un simple plat de pâtes aux brocolis. L’autre a atterri dans un sandwich de pain pita, tartiné de houmous.

On peut commander les Vegi-Schnitzel et autres produits Vegusto du site Un Monde Vegan.

Pâtes brocolis-saucisse

Pour 2 personnes

200 g de pâtes
1 c à s d’huile d’olive
Une échalote
Une tranche fine de céleri-rave
Une galette "Vegi-Schnitzel au Paprika" (40 g)
La moitié d’une boîte de tomates
1 c à s de purée de tomate
1 c à c de tamari
200 g de brocolis

Hachez finement l’échalote et le céleri et faites-les revenir dans l’huile. Ajoutez la galette coupée en petits dés et laissez-les colorer. Ajoutez les tomates, la purée et le tamari et laissez réduire un peu.

Lavez les brocolis. Coupez les plus gros bouquets en deux ou trois dans le sens de la longueur. Pelez la tige centrale et coupez-la en tranches. Faites cuire à la vapeur en même temps que les pâtes (7-8 minutes).

Egouttez les pâtes et mélangez-les avec la sauce tomate, puis incorporez délicatement les brocolis. Grâce à l’assaisonnement déjà présent dans les galettes, ni sel ni poivre ne sont nécessaires mais quelques gouttes d’huile de sésame grillé parfument agréablement les brocolis.

Neige 3.12-1

Paris Vegan Day 2010

30 novembre 2010

Comme je partais prendre mon train après une journée formidable, la foule se pressait à la porte de la Bellevilloise où la dernière édition de Paris Vegan Day avait lieu dimanche. A l’intérieur aussi, c’était plein à craquer.

Cet espace nettement plus grand que celui choisi en 2009 s’est révélé juste pour un événement qui a dépassé le stade de happening pour devenir un salon à part entière.

Deborah Brown et son équipe ont relevé le défi de passer à la vitesse supérieure et d’organiser un Paris Vegan Day qui mettait le véganisme au devant de la scène.

Conférences, démonstrations culinaires, beaucoup d’aliments à déguster et à acheter mais aussi des produits non testés sur les animaux, des défilés de mode sans cruauté, des stands d’associations, des concerts… plus quelque 4 000 personnes (selon Wikipédia) qui s’intéressaient à l’art de vivre végan.

Quel plaisir d’être entourée d’esprits similaires ! J’en suis revenue ravie de cette journée, convaincue que le véganisme prend vraiment de l’ampleur en France, et impatiente de connaître la suite…

Guacamole

7 novembre 2010

Guacamole comp

Chaque année quand j’arrache les plants de tomates dans la serre, je réserve quelques tomates vertes pour préparer une quantité généreuse de ce guacamole.

Corsé et acidulé mais pas piquant, il se conserve bien au congélateur et il est parfait pour égayer les apéritifs en plein hiver. Bien sûr, on peut aussi en manger tout de suite…

La tradition veut qu’on sert le guacamole avec des chips tortillas (pimentés ou pas) mais notre préférence va aux super-croustillants Kettle Chips, désormais disponibles chez Leclerc.

Pour remplir 4 petites boîtes plastiques de 200 ml

4 avocats mûrs
1 échalote (environ 25 g)
2 tomates vertes (environ 150 g)
3 c à s de vinaigre de cidre
1 c à c de sel
De l’huile neutre (par ex. arachide)

Pelez l’échalote, hachez-la grossièrement avec les tomates et mixez-les. Pelez les avocats et retirez le noyau. Mixez le tout plus ou moins longtemps, selon si vous préférez votre guacamole lisse ou avec des morceaux d’avocat. Ajoutez le vinaigre et le sel et mixez de nouveau.

Répartissez le mélange entre quatre petites boîtes plastiques (j’utilise celles dans lesquelles on vend des fruits confits pour pâtisserie) et versez une fine couche d’huile sur chaque portion. Cela empêche le guacamole de noircir. Fermez bien les couvercles et mettez les boîtes au congélateur.

Après avoir décongelé une portion, on peut soit mélanger l’huile avec le guacamole avant de le servir, soit la récupérer pour cuisiner ou pour faire une vinaigrette.

Recette adaptée de Mexican Vegetarian Cooking de Edith Metcalfe de Plata (Thorsons, 1983).

Joyeuse journée végétale !

1 novembre 2010

Le congélateur est plein à craquer, les bocaux remplis et rangés, les pommes, courges et noix rentrées pour l’hiver. Pourtant j’ai du mal à croire, avec la température douce ce matin et un beau soleil propice au jardinage, que le tiers le plus sombre de l’année commence aujourd’hui, au moins dans l’hémisphere nord.

Où que vous soyez c’est aussi un jour de fête, car le 1er novembre de chaque année est la Journée Mondiale du Végétalisme – l’occasion de partager les délices de la cuisine végétale et de clamer haut et fort les bienfaits d’un mode de vie végan.

C’est également le premier anniversaire de ce blog – ce n’est pas par hasard que je l’ai lancé ce jour-là…

La fête continue pendant le Mois Mondial du Végétalisme et en France, la fin novembre voit le retour de "Paris Vegan Day".

badge-pvd2010

L’édition 2009 était déjà un grand succès avec environ 400 visiteurs. Cette année, l’événement déménage dans des locaux plus spacieux afin d’accueillir encore plus de monde : au moins 2,000 personnes sont attendues à La Bellevilloise, 19-21 rue Boyer, 75020 Paris, de 1100 à 2330, dimanche 28 novembre.

Faisons un petit calcul… si la croissance continuait au même rythme, le nombre de visiteurs risquerait de frôler les 250,000 en 2013 et de dépasser un million en 2014 ! Le végétalisme ne serait plus une bizarrerie marginale mais un vrai phénomène de société, comme il commence déjà à l’être dans plusieurs autres pays. Je rêve peut-être, mais c’est un beau rêve, non ?

Paris Vegan Day comporte des stands, des ateliers, des conférences, des démonstrations de cuisine, des défilés de mode, un concours photos, des activités pour enfants… Le programme complet se trouve ici, ainsi que d’autres informations sur cette journée unique.

J’espère avoir le plaisir de vous rencontrer là-bas !