Un levain pétulant

Alors, ce levain… ou plutôt ces levains car plusieurs ont défilé chez moi depuis que j’ai commencé à faire du pain au levain. C’est peut-être pourquoi je n’ai jamais donné de prénom à aucun, contrairement à certaines bloggeuses.

Le principe est simple : on mélange de l’eau et de la farine (plus, selon les recettes, quelques raisins secs ou un peu de jus d’ananas), et au bout de cinq ou six jours on se retrouve avec un levain fringant, prêt pour sa première mission.

Seth me taquine : "C’est un être vivant ! Comment ça peut être végétalien ?"

Il mange le pain sans se poser trop de questions…

Toujours en principe, si on ne boulange pas tous les jours on peut garder le levain au réfrigérateur pendant quelques jours, voire plusieurs semaines. Deux jours avant de faire du pain, on le sort et on recommence à le nourrir avec de l’eau et de la farine.

Et c’est là que ça ne va plus. Mes levains n’ont aucune envie de ressusciter. Je me retrouve avec des masses grises et gluantes qui agonisent en sentant fort le dissolvant de vernis à ongles. Timidement, je les nourris de moins en moins…

Jusqu’au jour où j’ai décidé d’essayer autre chose. J’ai gardé juste deux cuillerées à soupe de levain et j’ai rajouté 100 g de farine et 100 g d’eau.

Et là, à ma grande surprise, le miracle a eu lieu. Après quelques heures seulement, ce levain-là pétillait de vie. Loin d’être un infirme à court d’appétit, prêt même à rendre l’âme dès la première indigestion, c’était un grand gaillard qui ne demandait qu’à engloutir un repas copieux !

Levain

Ce levain se porte à merveille depuis plusieurs mois et je commence à trouver qu’il mérite d’être baptisé : Lazare, peut-être ?

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