Archive for the ‘Réflexions’ Category

Un concours 100% éthique

7 juin 2011

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La cuisine de demain sera forcément éthique, écologique et durable. Sinon, comment espérer nourrir les 9 milliards d’individus que nous serons d’ici 2050 ? On sera obligé d’arrêter notre consommation à tout va, de réfléchir aux conséquences de nos choix alimentaires – et c’est le moment ou jamais de commencer.

Le concours "Saveurs durables, saveurs véganes" nous invite à participer à cette belle aventure en proposant des plats en harmonie avec un avenir plus juste et plus raisonnable.
 

Voici enfin un concours culinaire organisé sous le signe du respect

– Respect pour notre planète, car les participants doivent utiliser des ingrédients bio et de saison qui ne gaspillent pas trop de ressources.

– Respect pour les êtres humains, avec des produits locaux ou issus du commerce équitable.

– Respect pour les animaux, parce que tous les plats seront 100% végétals, et donc 100% sans souffrance.

C’est l’infatigable Sandrine du blog Végébon qui a pris l’initiative de rassembler les 16 associations qui participent à l’organisation.

La finale aura lieu en région parisienne en octobre, et vous avez jusqu’au 15 juillet pour mijoter vos idées et déposer votre candidature.

Tous le détails sont expliqués sur le très beau site du concours, qui est ouvert aux cuisiniers amateurs ainsi qu’aux professionels de la restauration. Les amateurs auront le choix de préparer une entrée, un plat ou un dessert, alors que les cuistots pros proposeront un menu complet.

Avec de nombreux lots à gagner (matériel de cuisine durable, livres de recettes végétales…), voilà de quoi encourager un maximum de personnes à se lancer dans une vraie cuisine d’avenir.

Joyeuse journée végétale !

1 novembre 2010

Le congélateur est plein à craquer, les bocaux remplis et rangés, les pommes, courges et noix rentrées pour l’hiver. Pourtant j’ai du mal à croire, avec la température douce ce matin et un beau soleil propice au jardinage, que le tiers le plus sombre de l’année commence aujourd’hui, au moins dans l’hémisphere nord.

Où que vous soyez c’est aussi un jour de fête, car le 1er novembre de chaque année est la Journée Mondiale du Végétalisme – l’occasion de partager les délices de la cuisine végétale et de clamer haut et fort les bienfaits d’un mode de vie végan.

C’est également le premier anniversaire de ce blog – ce n’est pas par hasard que je l’ai lancé ce jour-là…

La fête continue pendant le Mois Mondial du Végétalisme et en France, la fin novembre voit le retour de "Paris Vegan Day".

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L’édition 2009 était déjà un grand succès avec environ 400 visiteurs. Cette année, l’événement déménage dans des locaux plus spacieux afin d’accueillir encore plus de monde : au moins 2,000 personnes sont attendues à La Bellevilloise, 19-21 rue Boyer, 75020 Paris, de 1100 à 2330, dimanche 28 novembre.

Faisons un petit calcul… si la croissance continuait au même rythme, le nombre de visiteurs risquerait de frôler les 250,000 en 2013 et de dépasser un million en 2014 ! Le végétalisme ne serait plus une bizarrerie marginale mais un vrai phénomène de société, comme il commence déjà à l’être dans plusieurs autres pays. Je rêve peut-être, mais c’est un beau rêve, non ?

Paris Vegan Day comporte des stands, des ateliers, des conférences, des démonstrations de cuisine, des défilés de mode, un concours photos, des activités pour enfants… Le programme complet se trouve ici, ainsi que d’autres informations sur cette journée unique.

J’espère avoir le plaisir de vous rencontrer là-bas !

Les championnats du jus

30 octobre 2010

Voici les concurrents : deux extracteurs de jus à différents modes de fonctionnement. A gauche, Le Duo de Magimix, centrifugeuse toujours en forme après dix ans de bons et loyaux services. A droite, le Champion 2000+, extracteur de type broyeur fraîchement débarqué de Californie après un petit détour par Lyon.

Juicers

Pourquoi m’offrir un nouvel extracteur alors que l’ancien marche encore ? Surtout parce que j’ai souvent lu que le "broyeur" ou "malaxeur" donne une plus grande quantité de jus et préserve mieux les nutriments des aliments – trois à quatre fois plus, selon ce site. Ce type de machine produirait moins de chaleur et le broyage n’éclaterait pas la structure des cellules, d’où un jus plus sain et plus savoureux.

Je ne possède pas de quoi mesurer les vitamines, mais j’ai pu comparer mes deux machines selon plusieurs critères, à commencer par :

L’encombrement
Dans une petite cuisine, il est sûr que le Magimix prendrait l’avantage, occupant à peu près la moitié de la place sur un plan de travail ou dans un placard. Cela dit, une machine rangée risque moins d’être utilisée régulièrement…

La facilité d’emploi
Similaire pour les deux machines. On est obligé de couper les ingrédients en morceaux assez minces pour qu’ils rentrent dans l’entonnoir.

Le Champion convient mieux pour préparer du jus en quantité, la pulpe étant expulsée en continu. Avec le Magimix, la pulpe est retenue à l’intérieur de la machine et au bout d’un moment il faut la nettoyer avant de poursuivre.

Le rendement
Le principal argument commercial pour le Champion est qu’il offre un rendement nettement supérieur à celui d’une centrifugeuse. Afin de me rassurer que je n’avais pas gaspillé mon argent, j’ai préparé le même jus avec les deux, en utilisant exactement les mêmes quantités d’ingrédients : 250 g de pommes et 250 g de carottes. Ce jus économique et délicieux ne pose pas de problèmes particuliers d’extraction. Avec le Magimix, j’ai obtenu 300 ml de jus ; avec le Champion, 350 ml : 12,5% de plus. Une différence significative pour un fabricant industriel, mais pas trop visible à l’oeil nu :

Jus x 2A

Le jus du Champion, à droite, est plus épais et plus homogène. On peut éventuellement y rajouter de l’eau. Un leger dépôt, visible sur la photo, se forme rapidement au fond du jus préparé avec le Magimix.

La sécurité
Evidemment, il faut débrancher la machine dès qu’elle ne tourne plus, et bien sûr, on utilise le poussoir plutôt que les doigts pour enfoncer les morceaux d’ingrédients dans l’entonnoir… Un message en caractères rouges sur le corps du Champion met en garde contre ce danger.

Cependant, deux autres risques méritent d’être signalés. Les lames du Champion se trouvent tout près de la sortie de pulpe, juste à l’intérieur de la machine. De petits doigts pourraient s’y aventurer plus facilement que dans l’entonnoir, qui se trouve plus haut. Dans le cas du Magimix, dès qu’une trop grande quantité de pulpe s’accumule, la machine se déstabilise et se met, tout d’un coup, à sautiller sur le plan de travail, d’où elle pourrait facilement se suicider si par hasard elle se trouvait trop près du bord… C’est très impressionnant la première fois que ça arrive ! Encore une raison de ne jamais la laisser tourner sans surveillance.

Les résidus
Là, je laisse parler les images :

Pulp

Ce n’est pas uniquement que le Champion produit moins de résidus, c’est aussi qu’ils sont vraiment bien broyés et compactés, et prennent donc moins de place.

La pulpe du Champion, à droite, est prête à être incorporée dans d’autres préparations : biscuits, gâteaux, galettes de légumes…

La facilité de nettoyage
Les deux machines sont faciles à nettoyer, à condition de s’en occuper tout de suite après la préparation du jus. Personnellement, quitte à laisser s’envoler quelques vitamines, je mets le jus au frigo le temps de rincer les composants sous l’eau tiède (on a rarement besoin de liquide vaisselle). Une brosse et une petite éponge, assorties aux bons gestes rapidement acquis, suffisent à faire partir les déchets.

Reste à considérer :

Le prix
J’ai acheté le Champion 2000+ sur le site de Vitaliseur de Marion à €309 (frais d’envoi offerts). Le Duo Magimix est toujours disponible – chez Darty, par exemple, où il coûte €149. Des machines moins chères existent, mais il s’agit d’un investissement important et j’ai préféré privilégier la qualité. Après, c’est à chacun de peser le pour et le contre…

Les chats : est-ce bien végan ?

18 octobre 2010

Voici deux des quatre raisons pourquoi je ne pourrais jamais être végane à 100% :

Calico+Sesame_comp

Calico (à gauche) et Sesame ne sont plus tout à fait aussi jeunes que sur la photo, mais il sont toujours aussi beaux et adorables.

Jeton4

La troisième raison, à droite, s’appelle Jeton. Il a deux ans et c’est le chat le plus câlin que l’on puisse imaginer. Et puis ci-dessous c’est Cressida, la petite dernière née au début de l’année. Elle aurait pu s’appeler Diane ou Artémis, tellement elle est adepte de la chasse… Pas la peine, donc, de leur acheter des boîtes véganes, car de toute façon ils vont chercher leurs propres protéines dehors.

 
Cressida

Or, ils paraît que les véritables végans n’exploitent les animaux en aucune manière, y compris en possédant des animaux de compagnie. Je comprends et respecte le point de vue de ceux qui raisonnent ainsi, mais j’ai toujours vécu avec des chats, et j’aurais beaucoup de mal à m’en passer.

C’est sûr qu’ils ne sont pas maltraités, nos chats. Ils vont et viennent comme ils veulent, dans un grand jardin et bien au-delà. Oui, mais… stérilisés, vaccinés, nourris, ils n’ont pas la même liberté qu’un chat qui naît libre, même si ce dernier aura toujours l’existence plus précaire et parfois moins confortable.

En tout cas, un grand merci à Sandrine du blog Végébon qui a eu l’excellente idée de réunir des liens vers des photos de chats de blogueuses dans cet article. Je suis impatiente de découvrir vos chats, ainsi que vos états d’âme à ce sujet…

Encore des laits délicieux

15 mai 2010

Les laits végétaux se suivent et ne se ressemblent pas, sauf que… ils sont tous plus délicieux les uns que les autres !

Cette semaine j’ai utilisé ma nouvelle Soyabella tous les jours pour faire un lait différent. Après le lait d’amande, donc, ont défilé (dans le désordre) :

– le lait de graines de courge (suave et légèrement teinté de vert)
– le lait de graines de tournesol (doux et subtile)
– le lait de pistache (onctueux et d’une saveur sublime)
– le lait de noix (assez délicat, moins typé que je ne m’y attendais)
– le lait de noisettes (très parfumé, l’Italie dans un verre…)

J’aurais bien du mal à dire quel était mon préféré, et je ne suis qu’au début de mon apprentissage. Même l’omni de la maison, assez accro au jus de vache, les a appréciés. Les chats, par contre, n’étaient pas dupes.

Une conséquence de toute cette activité est qu’elle a généré beaucoup d’okara, le résidu qui reste dans le filtre, et j’avoue qu’un certain pourcentage s’est retrouvé dans la petite poubelle à compost. Faute de temps, en partie, mais aussi parce qu’il y a des limites à la quantité de fibres (dont l’okara contient beaucoup) que deux personnes qui mangent déjà pas mal de fruits et légumes peuvent absorber sans effet néfaste pour les intestins…

Néanmoins, chaque jour une partie de l’okara quotidien a fait sa contribution aux repas :

– des biscuits où, dans l’émotion d’utiliser mon premier okara, j’ai complètement oublié le sucre. Il paraît qu’ils sont bons avec le fromage…

– dans une soupe au chou-fleur et au potimarron (c’est l’avant-dernier !).

– tartiné sur du pain avec un peu de gomasio.

– séché sur une plaque posée sur le radiateur (hé oui, on a dû remettre le chauffage), pour donner du croquant aux céréales du petit-déj.

– incorporé dans la farce de petites parcelles façon japonaise, faites avec des galettes de riz (recette à peaufiner).

– mélangé avec un reste de dal pour faire des croquettes (à refaire également).

Enfin, voici quelques astuces glanés au fur et à mesures des mes expériences :

1. Il faut tenir la tête de l’appareil bien vertical en la sortant de la cuve ; sinon, on risque d’abîmer la lame et/ou les parois de la cuve.

2. Mes premiers okaras étant assez humides, j’ai trouvé qu’il vaut la peine de bien presser l’okara sur les côtés du filtre après l’avoir laissé égoutter quelques minutes. On améliore aussi le rendement de lait. On pourrait également refiltrer l’okara par une étamine, mais cela fait plus de vaisselle.

3. La cuve et le filtre sont nettement plus faciles à nettoyer si l’on s’en occupe tout de suite.

4. Ranger l’okara au frigo avec une étiquette. Après un jour ou deux, ils sont assez semblables… en tout cas, il est préférable de ne pas les laisser y traîner plus que cela.

La Soyabella débarque en beauté

10 mai 2010

Ca y est : après plusieurs mois de réflexion je me suis décidée : j’ai finalement acheté une Soyabella pour faire mes laits végétaux.

J’ai pas mal hésité, malgré les nombreux témoignages positifs trouvés sur les blogs (ceux de Flo Makanai ou de La Fourmi des Caraïbes, par exemple). C’est un investissement, c’est sûr, mais c’était aussi que je ne voulais pas m’encombrer d’un gadget dont je ne me servirais pas souvent.

Ensuite, je devais vérifier que je pouvais me procurer des graines de soja bio cultivé en France – pas la peine d’abandonner le lait en briques si c’était pour importer du soja chinois ou américain. Heureusement j’ai trouvé du soja français de la marque Celnat à mon biocoop.

J’étais curieuse aussi d’essayer d’autres laits végétaux faits maison : avoine, amande, riz, noisette… Ceux que j’ai trouvés dans le commerce contiennent toujours du sel, du sucre ou de l’huile, ce qui à mon avis rend leur goût franchement désagréable.

J’ai commandé la machine ici. Elle m’a coûté 149 euros plus 9 euros de frais d’envoi et elle est arrivée chez moi, bien protégée par pas moins de trois cartons, deux jours plus tard.

La première chose à dire de la Soyabella est qu’elle est vraiment belle avec ses courbes gracieuses en inox brossé.

Soyabella

Elle est aussi très simple à utiliser. Le mode d’emploi est facile à suivre et ce billet du blog de Virginie m’a donné des précisions complémentaires utiles.

J’ai commencé par préparer un lait d’amande. Il faut d’abord laisser tremper les amandes pendant plusieurs heures ; le plus simple, c’est de les laisser toute une nuit et faire le lait le lendemain matin. Après cela, le processus est d’une rapidité hallucinante : on met de l’eau dans la cuve, les amandes dans le filtre et on appuie plusieurs fois sur la touche "Mill" (moudre). Combien de fois ? En fait, le truc c’est d’attendre que le bruit de l’appareil devienne uniforme et continue, ce qui veut dire qu’il ne bute plus sur des morceaux. Dans ce cas précis, cinq fois ont suffi.

Le lait d’amande est un véritable délice qui mérite d’être connu au delà de la petite communauté des végétaliens ou de ceux qui souffrent d’allergies alimentaires. Je l’ai adoré aussi bien en tant que boisson qu’avec mon muesli matinal. En plus, la préparation de ce lait (comme celle de tous les laits végétaux) laisse un okara qu’on peut intégrer dans plein d’autres recettes.

Lait d'amande + okara

Mon premier lait de soja, par contre, était une déception. Même facilité de préparation – en un peu plus long parce que les graines doivent être chauffées – mais cette fois le plaisir gustatif n’était pas au rendez-vous. Moi qui suis capable de boire un litre de lait de soja Biosoy ou Bjorg (eux aussi fabriqués avec que de l’eau et du soja) juste par gourmandise, j’ai trouvé ce lait assez quelconque, avec même un petit arrière-goût d’amertume.

La machine n’y est pour rien, je pense. Il faudra que je cherche une autre marque de graines, ou bien me réorienter vers d’autres laits végétaux… jusqu’à là j’achetais le lait de soja parce que c’était mon préféré.

La Soyabella a d’autres atouts : elle sait moudre le café et les céréales, elle fait des soupes et il y a toutes ces idées pour utiliser l’okara que je vais tester pendant les semaines à venir.

Un levain pétulant

28 mars 2010

Alors, ce levain… ou plutôt ces levains car plusieurs ont défilé chez moi depuis que j’ai commencé à faire du pain au levain. C’est peut-être pourquoi je n’ai jamais donné de prénom à aucun, contrairement à certaines bloggeuses.

Le principe est simple : on mélange de l’eau et de la farine (plus, selon les recettes, quelques raisins secs ou un peu de jus d’ananas), et au bout de cinq ou six jours on se retrouve avec un levain fringant, prêt pour sa première mission.

Seth me taquine : "C’est un être vivant ! Comment ça peut être végétalien ?"

Il mange le pain sans se poser trop de questions…

Toujours en principe, si on ne boulange pas tous les jours on peut garder le levain au réfrigérateur pendant quelques jours, voire plusieurs semaines. Deux jours avant de faire du pain, on le sort et on recommence à le nourrir avec de l’eau et de la farine.

Et c’est là que ça ne va plus. Mes levains n’ont aucune envie de ressusciter. Je me retrouve avec des masses grises et gluantes qui agonisent en sentant fort le dissolvant de vernis à ongles. Timidement, je les nourris de moins en moins…

Jusqu’au jour où j’ai décidé d’essayer autre chose. J’ai gardé juste deux cuillerées à soupe de levain et j’ai rajouté 100 g de farine et 100 g d’eau.

Et là, à ma grande surprise, le miracle a eu lieu. Après quelques heures seulement, ce levain-là pétillait de vie. Loin d’être un infirme à court d’appétit, prêt même à rendre l’âme dès la première indigestion, c’était un grand gaillard qui ne demandait qu’à engloutir un repas copieux !

Levain

Ce levain se porte à merveille depuis plusieurs mois et je commence à trouver qu’il mérite d’être baptisé : Lazare, peut-être ?

Recette de blog végétal

1 novembre 2009

Hacher grossièrement quelques fichiers php et les faire revenir dans le tableau de bord de WordPress. Ajouter un beau morceau de html coupé en tranches fines. Saupoudrer de questions aux forums d’aide.

Laisser mijoter pendant trois semaines, en remuant de temps à autre.

Décorer de quelques pixels bien dorés et servir chaud, et un peu en retard, pour fêter la Journée mondiale du véganisme.

Vous ne savez pas ce que c’est que le véganisme ? Bon, c’est ce que je voulais vous expliquer avant de m’embourber dans le bidouillage de thèmes….

Mais nous avons le temps, car cette journée n’est que le début du Mois mondial du véganisme. A bientôt, donc, avec d’autres réflexions, de vraies recettes et plus un mot, c’est promis, sur les langages informatiques.