Sauce aux fines herbes et aux noix de cajou

21 juillet 2010

Sauce fines herbes

Cette petite sauce sublime la saveur des pommes de terre nouvelles, comme les rattes. On pourrait aussi la servir avec des pâtes ou l’utiliser, tel un chutney, pour rajouter une note verte à n’importe quel plat.

Elle est partie d’une poignée de fines herbes fraîchement cueillie : persil, ciboulette, estragon, menthe, marjolaine et thym.

Fines herbes

Au fur et à mesure que je rajoutais d’autres ingrédients, cette combinaison m’a fait penser à une sauce tartare végétale. Quelques cornichons hachés la rapprocheraient encore plus de ce classique de la cuisine française.

Toutes les fines herbes que vous trouverez au jardin ou au marché seront les bienvenues : l’essentiel est qu’elles soient vraiment fraîches.

Pour 5 cuillerées à soupe

Une poignée de fines herbes (la mienne pesait 20g)
20g de noix de cajou (une douzaine)
3-4 c à s d’huile d’olive
1 c à c de moutarde
1 c à c de vinaigre de cidre
2 c à c de câpres
Sel et poivre du moulin

Hachez ou ciselez les fines herbes et mettez-les dans un petit bol.

Faites griller les noix de cajou à sec dans une poêle en fonte, puis écrasez-les dans un mortier. Rincez bien les câpres et hachez-les finement.

Ajoutez le tout aux fines herbes avec les autres ingrédients, assaisonnez et touillez bien.

Pour une salade de pommes de terre nouvelles, ajoutez la sauce à un kilo de pommes de terre encore chaudes et servez tiède.

Châtaignes d’eau au kochujang

9 juin 2010

Un des grands plaisirs de manger végétalien est de découvrir de nouveaux ingrédients et d’apprendre à les cuisiner. Mais parfois ça fait du bien aussi de revisiter les classiques carnés.

Moi qui n’ai jamais aimé la viande, j’en cuisinais autrefois surtout pour les invités, en faisant le maximum pour en déguiser le goût. Cette approche marche à merveille aves les plats épicés, et personne ne s’est plaint quand j’ai remplacé le porc dans cette spécialité coréenne, adaptée d’une recette de Madhur Jaffrey, par des champignons de Paris ou, plus récemment, par des châtaignes d’eau.

Korean veg 2

On peut préparer une quantité plus importante du kochujang (qu’on appelle aussi kochuchang, gochujang…), car il se conserve bien au réfrigérateur pendant plusieurs semaines. L’ingrédient principal, le miso, est une pâte de soja fermentée qu’on trouve dans les épiceries asiatiques. J’utilise une version bio qui contient aussi du riz.

Ce plat servira 4 à 6 personnes.

Pour le kochujang

4 c à s de miso rouge
1 c à s de paprika
½-1 c à c de piment de Cayenne
1 c à s de sucre

et puis

Un beau morceau de gingembre frais (3-4 cm)
2 gousses d’ail
Une boîte (580 ml) de châtaignes d’eau
Un oignon
Un poivron rouge
Une courgette
2 c à s d’huile
Le jus d’un demi-citron vert
1 c à c de vinaigre de riz
1 c à c de tamari

Mélangez bien les ingrédients pour le kochujang et rajoutez suffisamment d’eau pour obtenir une pâte épaisse.

Hachez très finement le gingembre et l’ail et incorporez-les au kochujang. Egouttez les châtaignes d’eau et mélangez-les avec la pâte.

Coupez l’oignon et le poivron en gros morceaux (comme pour des brochettes). Coupez la courgette en tranches épaisses.

Dans un wok ou une grande sauteuse, faites revenir l’oignon dans l’huile, jusqu’à ce qu’il commence à roussir. Réservez. Faites revenir brièvement le poivron, puis la courgette. Ajoutez la pâte de kochujang et les châtaignes, et laissez cuire quelques minutes, jusqu’à ce que l’huile commence à se séparer de la sauce.

Remettez les oignons réservés, le jus de citron vert, le vinaigre de riz et le tamari, avec quelques cuillerées d’eau, au besoin, pour allonger la sauce.

Servez avec du riz japonais.

N.B. Nul besoin de rajouter du sel : le miso en contient déjà suffisamment.

Glace-minute aux fruits

21 mai 2010

L’été dernier notre unique pêcher s’est décidé à donner pour la première fois – tellement de fruits qu’on ne pouvait pas tout manger.

Peach tree

J’ai donc congelé plusieurs kilos de pêches, après les avoir plongées dans de l’eau bouillante afin de pouvoir les éplucher, et coupées en deux pour enlever les noyaux. Parfait pour faire des tartes et des crumbles en plein hiver, non ?

Euh… pas tout à fait.

Une fois décongelées, les pêches se désagrégaient dans une masse marron, aqueuse, gluante, dépourvue de parfum, et parfaitement immangeable.

Il fallait donc trouver un moyen d’utiliser les fruits encore congelés. Je les ai laissés décongeler juste assez pour pouvoir les séparer, puis mixés pour faire cette petite glace rapide. On la trouve très bonne, mais il faut avouer qu’elle ne sent pas spécialement la pêche. Si vous connaissez des astuces pour congeler les pêches sans les abîmer, je suis preneuse.

La purée de cajou de Jean Hervé est un de mes ingrédients fétiches en ce moment. Il colle un peu au palais, ce qui ne plaira pas à tout le monde, mais pour moi ça aide à combattre une certaine nostalgie de la pâte de caramels au beurre salé…

Après, j’ai fait cette glace avec des fruits congelés du commerce – framboises ou groseilles par exemple – ce qui marche très bien aussi. Bon résultat également avec des fruits que j’avais cuisinés avant de les congeler, comme les coings, la rhubarbe ou la pomme.

Ci-dessous, des boules de glace framboise, pomme et pêche.

Glaces-minute

On peut ajuster la quantité de sirop selon votre goût et l’acidité des fruits, et utiliser différentes purées, comme la purée d’amande ou de noisette, et différents laits (amande, soja…).

Pour environ 500 ml

200 g de fruits congelés
120 ml de lait végétal
2 c à s de purée de cajou
2 c à s de sirop d’agave

Sortez les fruits du congélateur et laissez-les à température ambiante pendant 10-15 minutes, le temps de pouvoir les séparer.

Mettez d’abord le lait, puis le sirop d’agave et la purée de cajou, dans le bol d’un mixer. Versez-y les fruits séparés et mixez jusqu’à obtenir une pâte onctueuse et sans morceaux.

En faisant vite, on obtient une glace moelleuse, un peu comme une glace italienne, qu’on peut soit manger tout de suite, soit verser dans une boîte plastique et mettre au congélateur pendant quelques heures pour qu’elle devienne plus ferme.

Encore des laits délicieux

15 mai 2010

Les laits végétaux se suivent et ne se ressemblent pas, sauf que… ils sont tous plus délicieux les uns que les autres !

Cette semaine j’ai utilisé ma nouvelle Soyabella tous les jours pour faire un lait différent. Après le lait d’amande, donc, ont défilé (dans le désordre) :

– le lait de graines de courge (suave et légèrement teinté de vert)
– le lait de graines de tournesol (doux et subtile)
– le lait de pistache (onctueux et d’une saveur sublime)
– le lait de noix (assez délicat, moins typé que je ne m’y attendais)
– le lait de noisettes (très parfumé, l’Italie dans un verre…)

J’aurais bien du mal à dire quel était mon préféré, et je ne suis qu’au début de mon apprentissage. Même l’omni de la maison, assez accro au jus de vache, les a appréciés. Les chats, par contre, n’étaient pas dupes.

Une conséquence de toute cette activité est qu’elle a généré beaucoup d’okara, le résidu qui reste dans le filtre, et j’avoue qu’un certain pourcentage s’est retrouvé dans la petite poubelle à compost. Faute de temps, en partie, mais aussi parce qu’il y a des limites à la quantité de fibres (dont l’okara contient beaucoup) que deux personnes qui mangent déjà pas mal de fruits et légumes peuvent absorber sans effet néfaste pour les intestins…

Néanmoins, chaque jour une partie de l’okara quotidien a fait sa contribution aux repas :

– des biscuits où, dans l’émotion d’utiliser mon premier okara, j’ai complètement oublié le sucre. Il paraît qu’ils sont bons avec le fromage…

– dans une soupe au chou-fleur et au potimarron (c’est l’avant-dernier !).

– tartiné sur du pain avec un peu de gomasio.

– séché sur une plaque posée sur le radiateur (hé oui, on a dû remettre le chauffage), pour donner du croquant aux céréales du petit-déj.

– incorporé dans la farce de petites parcelles façon japonaise, faites avec des galettes de riz (recette à peaufiner).

– mélangé avec un reste de dal pour faire des croquettes (à refaire également).

Enfin, voici quelques astuces glanés au fur et à mesures des mes expériences :

1. Il faut tenir la tête de l’appareil bien vertical en la sortant de la cuve ; sinon, on risque d’abîmer la lame et/ou les parois de la cuve.

2. Mes premiers okaras étant assez humides, j’ai trouvé qu’il vaut la peine de bien presser l’okara sur les côtés du filtre après l’avoir laissé égoutter quelques minutes. On améliore aussi le rendement de lait. On pourrait également refiltrer l’okara par une étamine, mais cela fait plus de vaisselle.

3. La cuve et le filtre sont nettement plus faciles à nettoyer si l’on s’en occupe tout de suite.

4. Ranger l’okara au frigo avec une étiquette. Après un jour ou deux, ils sont assez semblables… en tout cas, il est préférable de ne pas les laisser y traîner plus que cela.

La Soyabella débarque en beauté

10 mai 2010

Ca y est : après plusieurs mois de réflexion je me suis décidée : j’ai finalement acheté une Soyabella pour faire mes laits végétaux.

J’ai pas mal hésité, malgré les nombreux témoignages positifs trouvés sur les blogs (ceux de Flo Makanai ou de La Fourmi des Caraïbes, par exemple). C’est un investissement, c’est sûr, mais c’était aussi que je ne voulais pas m’encombrer d’un gadget dont je ne me servirais pas souvent.

Ensuite, je devais vérifier que je pouvais me procurer des graines de soja bio cultivé en France – pas la peine d’abandonner le lait en briques si c’était pour importer du soja chinois ou américain. Heureusement j’ai trouvé du soja français de la marque Celnat à mon biocoop.

J’étais curieuse aussi d’essayer d’autres laits végétaux faits maison : avoine, amande, riz, noisette… Ceux que j’ai trouvés dans le commerce contiennent toujours du sel, du sucre ou de l’huile, ce qui à mon avis rend leur goût franchement désagréable.

J’ai commandé la machine ici. Elle m’a coûté 149 euros plus 9 euros de frais d’envoi et elle est arrivée chez moi, bien protégée par pas moins de trois cartons, deux jours plus tard.

La première chose à dire de la Soyabella est qu’elle est vraiment belle avec ses courbes gracieuses en inox brossé.

Soyabella

Elle est aussi très simple à utiliser. Le mode d’emploi est facile à suivre et ce billet du blog de Virginie m’a donné des précisions complémentaires utiles.

J’ai commencé par préparer un lait d’amande. Il faut d’abord laisser tremper les amandes pendant plusieurs heures ; le plus simple, c’est de les laisser toute une nuit et faire le lait le lendemain matin. Après cela, le processus est d’une rapidité hallucinante : on met de l’eau dans la cuve, les amandes dans le filtre et on appuie plusieurs fois sur la touche "Mill" (moudre). Combien de fois ? En fait, le truc c’est d’attendre que le bruit de l’appareil devienne uniforme et continue, ce qui veut dire qu’il ne bute plus sur des morceaux. Dans ce cas précis, cinq fois ont suffi.

Le lait d’amande est un véritable délice qui mérite d’être connu au delà de la petite communauté des végétaliens ou de ceux qui souffrent d’allergies alimentaires. Je l’ai adoré aussi bien en tant que boisson qu’avec mon muesli matinal. En plus, la préparation de ce lait (comme celle de tous les laits végétaux) laisse un okara qu’on peut intégrer dans plein d’autres recettes.

Lait d'amande + okara

Mon premier lait de soja, par contre, était une déception. Même facilité de préparation – en un peu plus long parce que les graines doivent être chauffées – mais cette fois le plaisir gustatif n’était pas au rendez-vous. Moi qui suis capable de boire un litre de lait de soja Biosoy ou Bjorg (eux aussi fabriqués avec que de l’eau et du soja) juste par gourmandise, j’ai trouvé ce lait assez quelconque, avec même un petit arrière-goût d’amertume.

La machine n’y est pour rien, je pense. Il faudra que je cherche une autre marque de graines, ou bien me réorienter vers d’autres laits végétaux… jusqu’à là j’achetais le lait de soja parce que c’était mon préféré.

La Soyabella a d’autres atouts : elle sait moudre le café et les céréales, elle fait des soupes et il y a toutes ces idées pour utiliser l’okara que je vais tester pendant les semaines à venir.

Salade de houmous et de patates douces

6 mai 2010

De passage à Londres, j’ai déjeuné sur le pouce d’un sandwich de houmous et de patate douce : une association de saveurs originale et très réussie que j’ai essayé de recréer dans cette petite salade.

La recette de houmous vient du livre de Claudia Roden, A Book of Middle Eastern Food. J’en prépare très souvent (on peut facilement doubler ou tripler les quantités) car c’est tellement pratique d’en avoir au frigo, prêt à remplir un sandwich ou à grignoter avec des crudités. Contrairement à beaucoup de recettes de houmous, celle-ci ne contient pas d’huile. On peut très bien s’en passer car il y a déjà plein d’huile dans le tahin. Vous pourriez toujours ajouter un filet de bonne huile d’olive après, pour apprécier plus sa saveur et rendre chaque bouchée un peu différente.

Houmous-patate douce

Pour 4 hors-d’oeuvres

2 patates douces assez petites (environ 400 g)
4 pommes de terre nouvelles moyennes

Pour le houmous

50 g de pois chiches
Le jus d’un citron
Une gousse d’ail
Sel
5 c à s de tahin

Pour la sauce

2 c à s d’huile d’olive
1 c à c de graines de sésame noir
Une pincée de cumin moulu
Une pincée de sel
Quelques brins de ciboulette

Laissez tremper les pois chiches toute une nuit. Egouttez-les, couvrez-les d’eau fraîche et portez à ébullition dans une casserole. Faites cuire doucement pendant une heure environ. Egouttez, en réservant le jus de cuisson.

Mixez les pois chiches avec le jus de citron et juste assez du jus de cuisson pour faire une purée un peu liquide (réservez le reste du jus ; il est extra dans les soupes).

Ecrasez l’ail dans un mortier avec un peu de sel. Rajoutez ce mélange à la purée, suivi du tahin. Vérifiez l’assaisonnement et mettez le houmous au frigo jusqu’au moment de servir.

Faites cuire les patates douces au four (200°C, Th 6) pendant une heure environ. Laissez refroidir, puis pelez-les. Coupez en tranches dans le sens de la largeur.

Faites cuire les pommes de terre (avec leur peau) pendant 15 minutes, ou jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Pelez-les dès qu’elles ont refroidi un peu et coupez-les en tranches dans le sens de la longueur.

Disposez joliment les patates douces et les pommes de terre sur des assiettes et mettez du houmous au milieu.

Ciselez ou hachez la ciboulette. Grillez à sec les graines de sésame dans une poêle en fonte jusqu’à ce qu’elles commencent à crépiter.

Mettez tous les ingrédients pour la sauce dans un petit bocal et agitez bien. Versez sur la salade, décorez des graines de sésame et de la ciboulette et servez avec du pain bien croustillant.

Crumble aux deux châtaignes

9 avril 2010

Au collège en Angleterre dans les années 60, c’était peut-être les cours de cuisine que je détestais le plus. On nous dressait à devenir des ménagères modèles qui passeraient des heures aux fourneaux afin de présenter de bons petits plats à notre mari quand il rentrerait du boulot.

La prof, une grande femme rallongée par une coiffure choucroute en haut et des talons aiguilles en bas, nous inculquait les bases de l’art culinaire tout en rabâchant les qualités de l’épouse idéale.

Mon avenir – j’en étais convaincue – se trouvait ailleurs (le titre de première femme dans l’espace étant pris depuis peu, mon coeur balançait entre le métier de chirurgien et celui de chanteuse de folk).

Un des premiers desserts qu’on a appris à préparer était l’incontournable crumble aux pommes – lourd, pâteux et d’une douceur écoeurante.

Depuis, je me suis réconciliée avec la cuisine, et les crumbles ont traversé la Manche, se déclinant en de très nombreuses versions sucrées et salées. J’aime particulièrement celui-ci à cause de l’étonnant contraste de textures entre les châtaignes conservées sous vide en bocal et les châtaignes d’eau qu’on trouve en boîte dans les épiceries chinoises.

Crumble chât

Pour 4 à 6 personnes, selon les appétits

5 g de cèpes séchés
1 petit oignon
2 carottes
1 tête de fenouil
2 c à s d’huile d’olive
1 c à s de tamari
2 feuilles de laurier
200 g de châtaignes (sous vide)
200 g de châtaignes d’eau (égouttées)

120 g de farine complète (T110)
100 g de flocons d’orge
1 pincée de sel
Poivre du moulin
4 c à s d’huile d’olive

Mettez les cèpes à tremper dans 200 ml d’eau bouillante.

Hachez grossièrement l’oignon, les carottes et le fenouil et faites-les revenir dans les 2 c à s d’huile. Ajoutez le tamari, les feuilles de laurier et 100 ml d’eau, couvrez et laissez mijoter 15 minutes environ (l’eau sera presque totalement absorbée).

Pendant ce temps, mélangez la farine et les flocons d’orge, salez et poivrez. Ajoutez les 4 c à s d’huile et travaillez un peu avec les doigts.

Préchauffez le four à 200°C (Th 6).

Egouttez les cèpes (on pourrait les incorporer aux légumes poêlés mais je préfère les garder pour un autre plat) et filtrez l’eau de trempage à travers un filtre à café. Ajoutez ce liquide aux légumes avec les deux sortes de châtaignes. Remuez et mettez dans un plat allant au four.

Saupoudrez du mélange farine-flocons et enfournez pendant 20 minutes environ, jusqu’à ce que le tout soit bien doré.

Servez avec une salade verte.

Hot cross buns au levain

5 avril 2010

La tradition ne m’oblige à rien, mais comme Pâques s’annonçait maussade j’avais envie de faire ces petits pains anglais traditionnels qui réchauffent et parfument les matins de grisaille.

N’ayant pas trouvé de recette au levain qui soit également végétalienne, j’ai concocté celle-ci, qui fait la part belle aux épices réconfortantes et aux raisins secs.

Les "hot cross buns" conviennent parfaitement pour un goûter au coin du feu après une promenade dans les sous-bois, ou pour le petit-déjeuner.

Au lieu de faire une pâte à part pour les croix, j’ai entaillé tout simplement les petits pains : la surface glacée et roussie fait ainsi contraste avec l’intérieur.

Hot cross

Pour 16 petits pains

500 g de farine bise (T80)
500 g de farine complète de grand épeautre
1 c à c de sel
40 g de sucre de canne
1 c à s de gingembre en poudre
1 c à s de canelle en poudre
1 c à s de noix de muscade râpée
400 g de levain
Environ 450 g d’eau tiède
1 c à s de purée de cajou ou d’amande
1-2 c à s d’huile d’arachide
Le zeste râpé d’un citron
Le zeste râpé d’une orange
220 g de raisins secs

Pour le glaçage

1 c à s de sirop d’agave
1 c à c de lait végétal

Prélevez 1 c à s de farine et mélangez-la avec les raisins secs, en séparant ceux qui collent.

Dans un grand saladier, mélangez les farines, le sel, le sucre et les épices. (Si possible, râpez la noix de muscade vous-même ; celle du commerce perd très rapidement de sa saveur).

Ajoutez le levain ainsi que 400 g d’eau tiède et mélangez bien avec les mains. Continuez à ajouter de l’eau, 1 c à s à la fois, afin d’obtenir une pâte un peu collante, puis ajoutez la purée de cajou ou d’amande et 1 c à s de l’huile. Couvrez le saladier avec un torchon et laissez reposer pendant une vingtaine de minutes.

Enduisez un plan de travail d’un peu d’huile et versez-y la pâte, qui sera déjà un peu élastique et moins collante. Pétrissez pendant cinq minutes environ. Couvrez la pâte avec du film alimentaire et laissez gonfler pendant au moins une heure, jusqu’à ce qu’elle double de volume.

Incorporez les zestes râpés, suivis des raisins secs qu’il faut rajouter petit à petit. Divisez le pâton en 16 morceaux et façonnez chacun en une petite boule. Disposez-les sur une plaque de cuisson couverte de papier sulfurisé, couvrez le tout de film alimentaire et laissez reposer de nouveau, jusqu’à ce que les pâtons soient bien gonflés (les miens ont mis deux heures à arriver à ce stade, mais le processus prendrait moins de temps dans une cuisine chaude).

Faites chauffer le four à 200°C (Th 6). Si vous avez une pierre à pain, mettez-la à chauffer aussi.

Mélangez le sirop d’agave avec le lait végétal et badigeonnez les pâtons de ce glaçage. Puis, avec un couteau bien aiguisé, faites une entaille en croix dans chacun. Faites glisser le papier sulfurisé avec les petits pains dessus sur la pierre à pain (ou mettez la plaque directement au four). Laissez cuire environ 20 minutes, jusqu’à ce que les petits pains roussissent bien. Laissez-les refroidir sur une grille avant de déguster.

Ils sont délicieux coupés en deux et tartinés de purée d’amande ou de noisette, ou bien de confiture. On peut aussi les passer au grille-pain.

Un levain pétulant

28 mars 2010

Alors, ce levain… ou plutôt ces levains car plusieurs ont défilé chez moi depuis que j’ai commencé à faire du pain au levain. C’est peut-être pourquoi je n’ai jamais donné de prénom à aucun, contrairement à certaines bloggeuses.

Le principe est simple : on mélange de l’eau et de la farine (plus, selon les recettes, quelques raisins secs ou un peu de jus d’ananas), et au bout de cinq ou six jours on se retrouve avec un levain fringant, prêt pour sa première mission.

Seth me taquine : "C’est un être vivant ! Comment ça peut être végétalien ?"

Il mange le pain sans se poser trop de questions…

Toujours en principe, si on ne boulange pas tous les jours on peut garder le levain au réfrigérateur pendant quelques jours, voire plusieurs semaines. Deux jours avant de faire du pain, on le sort et on recommence à le nourrir avec de l’eau et de la farine.

Et c’est là que ça ne va plus. Mes levains n’ont aucune envie de ressusciter. Je me retrouve avec des masses grises et gluantes qui agonisent en sentant fort le dissolvant de vernis à ongles. Timidement, je les nourris de moins en moins…

Jusqu’au jour où j’ai décidé d’essayer autre chose. J’ai gardé juste deux cuillerées à soupe de levain et j’ai rajouté 100 g de farine et 100 g d’eau.

Et là, à ma grande surprise, le miracle a eu lieu. Après quelques heures seulement, ce levain-là pétillait de vie. Loin d’être un infirme à court d’appétit, prêt même à rendre l’âme dès la première indigestion, c’était un grand gaillard qui ne demandait qu’à engloutir un repas copieux !

Levain

Ce levain se porte à merveille depuis plusieurs mois et je commence à trouver qu’il mérite d’être baptisé : Lazare, peut-être ?